1-3/06/2026. II Congrès international. Face aux extractivismes / Arts et littératures

1er/06 2026
II Congrès international. Face aux extractivismes / Arts et littératures Du 1er au 3 juin

II Congrès international
Face aux extractivismes / Arts et littératures 

1, 2, 3 juin 2026, Paris
Institut National d’Histoire de l’Art, Salle Vasari (1er étage)
2, rue Vivienne – 75002 Paris (Métro Bourse ou Pyramide)
Académie du Climat, Salle des mariages
2 Place Baudoyer – 75004 Paris (Métro Hôtel de Ville)
Université Paris 8 Vincennes Saint-Denis, Salle MR002
Rue Guynemer, 93200 Saint-Denis (Métro Saint-Denis Université)

 

Comité d’organisation :
Réseau LAE (Literatures, Arts, Extractivisms) : Christian Alonso, Universitat de Lleida, David Castañer, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Fortunata Calabro, Universitat de Barcelona, Christian Galdón, École Polytechnique et Université Paris 8, Alessia Gervasone, Universitat de Barcelona, Palmira Páramo, Universidad de Guanajuato, Benoît Turquety, Université Paris 8.

À propos du réseau LAE (Littératures, arts, extractivismes) :
Suite au premier congrès « Art contemporain et culture extractiviste » nous avons constitué un groupe de travail pour poursuivre la réflexion autour de la persistance de logiques coloniales dans les processus d’appropriation matérielle et symbolique, tout comme sur les résistances, savoirs et affects qui émergent dans les territoires marqués par la dévastation écologique et sociale. Nous avons organisé trois séminaires internationaux, en octobre 2025, février 2026 entre Barcelone et Paris, pour ouvrir un espace d’échange entre chercheuses et chercheurs, artistes et activistes, travaillant depuis l’histoire de l’art, la littérature, la sociologie, l’écologie politique, les études décoloniales et les humanités environnementales.
Notre groupe veut favoriser une analyse critique des relations entre production culturelle et économies extractives à partir d’un dialogue interdisciplinaire, une compréhension des approches artistiques des formes contemporaines d’extraction. Il s’agit également d’accompagner des pratiques artistiques et scientifiques critiques envers l’expansion du capitalisme global.

Contact : extractivisms2@gmail.com

 


 

La deuxième édition de ce congrès, « Arts et littératures face aux extractivismes », qui aura lieu à Paris les 1, 2 et 3 juin 2026, propose d’opérer deux déplacements. Un déplacement géographique et linguistique d’abord, détachant la notion d’extractivisme du contexte linguistique hispanophone qui l’a vue naître pour évaluer jusqu’à quel point elle peut résonner avec les réalités des mondes post-coloniaux francophones et anglophones. Ensuite, un déplacement de la frontière disciplinaire pour accueillir, au-delà de l’art contemporain, d’autres champs de la connaissance et de la création. Il s’agit d’élargir aux praticien.nes et spécialistes des arts visuels – cinéma, documentaire, bande dessinée, publicité – et des différentes formes du fait littéraire – écrivain.es, metteur.euses en scène, scénaristes, critiques. Depuis quelques années, des alliances entre les mondes de la recherche dans ces différents domaines donnent lieu à des analyses culturelles fécondes, notamment sur les questions environnementales. Comme « La compañía » (Gerber, 2019) qui est à la fois récit, album photographique et installation, ou le parcours créatif de Sinzo Aanza, qui, de Génalogie d’une banalité (2015) à Plaidoirie pour vendre le Congo (2020), explore successivement le roman, la dramaturgie et les arts visuels, les œuvres qui émergent des contextes extractivistes sont souvent à la croisée de plusieurs disciplines de la création, jouant avec le texte et l’image, l’espace et le temps, l’archive et l’imagination. Il faut se doter d’approches transdisciplinaires et ouvertes pour pouvoir les aborder dans toute leur plénitude. C’est pourquoi nous proposons d’aborder ce congrès autour de trois axes thématiques complémentaires : I. Arts et littératures dans les cultures extractivistes ; II. Arts et littératures comme extractivismes ; III. Arts et littératures contre (et par-delà) les extractivismes.